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 Fyrin Z'Sheyna

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Invoqueur polymorphe



Messages : 17
Date d'inscription : 07/02/2010
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MessageSujet: Fyrin Z'Sheyna   Mer 10 Fév - 23:52

    ¦ Nom : Z'Sheyna

    ¦ Prénom : Fyrin Almadelle

    ¦ Surnom : Fyn'

    ¦ Âge : 48 ans

    ¦ Sexe : Féminin

    ¦ Race : Humaine

    ¦ Alignement : Le Bien, le Mal, tout est subjectif... Considérez simplement une âme neutre, avec de bons et de mauvais penchants.

    ¦ Description psychologique

    "Le cœur d’un homme, c’est l’fouilli complet. Le mien ne fait pas exception."

    Même si parfois on ne dirait pas, Fyrin traîne derrière elle 48 années de vie. Et en quarante huit ans, on en voit des choses – même si on n’est pas aussi expérimenté que le vieux sage de 90 ans du coin. L’ancienne alchimiste est donc loin d’être naïve et candide, malgré ses airs sociables et ouverts. Fyn’ est en effet une personne chaleureuse, à l’écoute, mais est aussi bien loin d’être une mère attendrie et attentionnée. Enfin, dans le fond, elle peut être attentionnée, mais elle se révèle être surtout moqueuse, bourrue, et taquine. Si bien qu’elle peut sembler être une grande enfant, qui n’a jamais achevé son adolescence et dont l’un des principaux loisir serait d’embêter les autres par des sarcasmes plus ou moins ironiques, mais jamais méchants. Car, dans le fond, Fyrin se préoccupe des autres, même si certaines de ses actions sont menées non pas par charité, mais par intérêt pour sa propre personne, qu’elle a décidé de garder en vie le plus longtemps possible, choisissant de défier la mort et la vieillesse avec détermination – et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle ne se contente pas d’être une inapte vivant aux crochets d’une autre personne. L’une des qualités premières de Fyrin n’est effectivement pas d’être sociable ou ouverte, mais d’être persévérante et optimiste quoi qu’il arrive, car elle sait que l’être humain est capable de se relever des pires chutes si il y met un peu de volonté. Et c’est pour cette raison que l’ex-alchimiste méprise ceux qui s’apitoient sur leur sort, qui se morfondent en larmes de désespoir, qu’elle trouve toujours injustifiées, ou égoïstes. Pour elle, il existe toujours plus grand malheur que le nôtre, et même si celui que l’on porte est grand, il n’y a aucune utilité à s’y accrocher, sinon que d’attirer l’apitoiement ou le mépris des autres. Cependant, elle n’est pas non plus insensible, et ayant perdu des êtres qu’elle aimait, elle respecte le deuil d’autrui, à partir du moment où celui-ci ne le submerge pas. Et bien qu’accrochée au passé, elle tente du mieux qu’elle le peux de se tourner vers l’avenir, et ne voit aucune raison pour que les autres en soient incapables.

    Ce n’est toutefois pas une attitude méprisante que Fyrin adopte, loin de là. Seuls ceux qui l’exaspèrent sont la cible de ses sarcasmes ou remontrances les plus impitoyables, balancés non pas de manière hautaine, mais de manière brutale, comme le soldat qu’elle a été pendant quelques brèves années de sa vie. Elle n’est pas non plus une brute suffisante, puisqu’elle ne se tient pas en très haute estime, et qu’elle a tendance à encourager ceux qui fournissent des efforts pour atteindre un but. Perspicace, l’ex-alchimiste a tendance à remarquer certains détails insignifiants pour d’autres, et sait se méfier des bonnes personnes. Mais même face à elles, elle ne se départira pas de son sourire et de son expression ouverte, bien que ses propos se fassent bien plus réfléchis – dans le fond, pas dans la forme. Ayant connaissance de sa faiblesse physique, elle sait aussi où se situent les limites à ne pas franchir, son objectif étant bien de rester vivante le plus de temps possible.

    Cet objectif l’amène ainsi à se montrer égoïste de temps à autre, car elle n’est pas un saint qui irait tendre la main à la première personne en détresse. Elle connaît les limites de son devoir, les limites de son physique, les limites de son pouvoir et les limites de ses ressources, qu’elles soient matérielles ou non. Fyrin ne roule en effet pas sur l’or, mais elle ne s’en plaint pas plus que cela, car cela fait aussi partie des choses qu’elle méprise. En fait, le luxe n’est pas forcément ce qu’elle recherche, rester dans un milieu modeste lui convenant, comme le Temple des Invoqueurs.

    Si Fyrin peut se montrer familière avec autrui, cela n’est en rien synonyme d’amitié ou même de sympathie. Certaines personnes qu’elle n’apprécie pas particulièrement n’étant pas forcément les personnes avec qui elle peut se frotter sans conséquences, elle peut de ce fait se montrer hypocrite face à elles, bien que certaines piques bien placées puissent faire ressortir son antipathie. Accordant une certaine valeur aux expériences passées qui peuvent éviter de répéter les erreurs, Fyrin apprend tout en faisant parfois partager son expérience, sans toutefois déballer sa vie privée devant autrui. Avec autant d’années vécues et avec deux enfants ayant été élevés et tués par ses propres soins, elle développe un certain sentiment d’affection maternelle avec les jeunes qu’elle apprécie, et qui représentent pour elle le futur. Un futur qu’elle n’espère pas forcément meilleur que le présent – elle n’a pas assez confiance en l’humanité pour cela – mais un futur quand même.

    En ce qui concerne son rapport à la chasse à laquelle se livrent elle et ses semblables contre les autres races et les monstres, ses sentiments sont mitigés, bien qu’elle cherche à prouver son utilité en dépit de son infirmité en y prenant part. Tuer un monstre ne présente pour elle aucun problème, par contre, il se peut qu’elle hésite face à un être dont la pensée est proche de celle des humains, comme les Vampires ou les Loups Garous. Aussi préfère-t-elle chasser le monstre le plus possible, mais elle sait très bien qu’elle ne peut pas tout avoir… Ainsi, sa lame ne tranchant plus est le symbole de l’une de ses résolutions : ne plus tuer un être pensant, ou tout du moins, ne pas le tuer par sa main.


    ¦ Description Physique

    "Si je vous dis que je suis une femme de quarante huit ans, vous ne croirez peut-être pas, surtout si vous avez en face de vous une ado, une jeune adulte, ou pire, un homme"

    Eh ouais, les polymorphes, c'est pas que dans les contes de fées - et encore, je n'suis pas persuadée qu'il y ait des polymorphes dans les contes de fées. Oui, c'est exceptionnel, non, ce n'est pas volontaire, non ça ne sert pas à grand chose, oui, c'est tout simplement... embêtant. Imaginez vous, près de la cinquantaine, vouloir présenter un CV alors que l'on est en apparence une ado de quinze ans. Imaginez qu'un jour, vous alliez au travail, et que le suivant, un inconnu de sexe opposé ramène sa fraise en revendiquant qu'il s'agit de vous, puisqu'il s'agit de vous.

    Fruit d'un accident plus que malencontreux, ce polymorphisme ne confère aucun avantage à Fyn'. Quelle que soit son apparence physique, ses limites physiques restent les mêmes, et sa crédibilité en prend un coup. D'autant plus qu'elle ne contrôle en rien le phénomène. Et pour le pourquoi du comment... vous verrez plus tard. Du genre, dans l'histoire. Parce que là, on a beau dire, on n'a rien décrit du tout.

    Fyn' peut donc se présenter à vous sous quatre aspects différents, dont le premier est originel, et vieillit en même temps que les années s'écoulent.


    De taille moyenne pour une femme - avoisinant les un mètre soixante cinq, si vous voulez tout savoir - Fyrin est une femme d'apparence assez imposante. Pourtant, elle n'est ni une masse de graisse, ni une masse de muscles. Elle est simplement une humaine comme une autre, de quarante huit ans, faisant son âge, et commençant à avoir quelques problèmes d'articulation en plus de soucis physiques plus graves, soucis qui l'empêchent d'être une combattante physique, malgré les apparences. Beaucoup s'y sont trompés en regardant Fyn' sous son apparence originelle, elle n'a plus grand chose d'une guerrière, si ce n'est qu'un reste de rudiments à l'épée, qu'elle n'utilise pas de toute façon pour trancher. Ce en quoi Fyrin peut être imposante est sa présence. En effet, la force de son caractère se ressent dans sa posture, la manière dont elle se tient, dont elle parle, dont elle se comporte en société - enfin, société est un grand mot. Gauchère, elle tient les trois quart du temps sa main droite posée sur le pommeau de son arme, non pas comme signe qu'elle est prête à l'utiliser - gauchère, a-t-on dit - mais simplement comme appui - elle aurait tout aussi bien pu choisir la hanche. Mais les plus impressionnables se laissent déjà impressionner - sans blague. Et le fait qu'elle parle beaucoup avec les mains - surtout avec la gauche, en fait - n'arrange en rien les choses - et ça peut paraître très stupide, oui.

    Le visage scarifié de l'ex-alchimiste joue aussi beaucoup sur les impressions. Deux balafres marquent la peau de son visage, l'une barrant horizontalement la partie supérieure de son nez, l'autre en forme de virgule, partant de la racine de ses cheveux et s'arrêtant au dessus de son sourcil droit, excentrée. Les iris gris de Fyn' n'obéissent pas non plus aux règles de monsieur et madame tout le monde, mais ne sont pas pour autant froid et perçants. Enfin, perçants en quelques occasions, ils sont sinon la plupart du temps légèrement moqueurs, ou neutres en d'autres occasions. Tombent sur son oeil gauche quelques mèches de cheveux blond cendré, restes d'un dégradé ne permettant pas à Fyrin de regrouper l'entièreté de ses cheveux en une queue de cheval, qui ne descend pas bien bas, s'arrêtant au haut de son dos. Sur cette chevelure couleur cendre est posé la plupart du temps un couvre-chef blanc et turquoise, en adéquation avec le reste de la tenue vestimentaire de Fyrin.

    Celle-ci se constitue en effet d'une alliance de turquoise, de blanc et de noir nuancé - si on peut appeler cela une nuance - par le gris acier de l'armure partielle et légère que revêt Fyrin. Les seuls morceaux de fer composant celle-ci se situent au niveau de sa poitrine ainsi que de ses avant-bras, complétée par des textures plus légères turquoise au niveau des épaules et des hanches, blanche au niveau du bassin et noir partout ailleurs. Un pantalon serré et des bottes ferrées complètent le haut de l'ex-alchimiste, qui se prolonge en un pan de tissus noir jusqu'à ses tibias. Son épée est rangée à un fourreau à son côté droit, et à son côté gauche est attachée par une ceinture de cuir une petite sacoche lui permettant de ranger deux trois bricoles.

    Courage, nous voici arrivés au quart des descriptions physiques. Ben oui, il y en inévitablement plusieurs.


    Se présentera à vous, de temps à autre, une jeune femme d'environ 17 ans, un mètre soixante cinq toujours, mais beaucoup plus discrète à première vue - à première vue, car le polymorphisme ne change en rien le caractère. La carrure svelte de la jeune adulte n'est pas aussi trompeuse que celle de la Fyrin originelle, car elle n'a pas été taillée pour le combat, ou tout du moins, n'en a pas eu le temps. Etant toutefois la même personne que Fyn', on la verra reprendre les mimiques et les gestes de la femme de quarante huit ans, avec la main droite posée sur le pommeau de l'épée et l'autre voltigeant dans les airs lorsque la parole est sienne. Soumise aux mêmes restrictions physiques que sous sa forme originelle, Fyrin ne profite pas des avantages de la jeunesse de cette apparence, gardant ancrées en elle les blessures l'empêchant d'exceller au combat rapproché.

    La peau de la jeune femme est pourtant vierge de toute blessure, et ses traits fins peuvent être charmeurs pour qui serait intéressé par la jeunesse féminine. Elle ne met pourtant rien en valeur par aucun artifice, et seules ses expressions beaucoup plus lisibles sur cette apparence font varier les traits de Fyrin. Ses yeux d'un gris plus foncé que ceux de l'apparence originelle laissent eux aussi entrevoir le sarcasme, le sérieux, et parfois plus facilement, la détermination. Les cheveux noirs de jais de la jeune femme viennent tout juste effleurer ses sourcils, coupés en une frange ordonnées, autour de laquelle vole une masse de cheveux raides et tout aussi sombres, d'une longueur comparable aux cheveux blond cendré de l'apparence originelle.

    L’habit de la jeune femme est là aussi constitué d’une armure partielle, mais de cuir cette fois-ci, protégeant son buste et ses épaules, passée par-dessus une tunique longue et légère, d’une teinte verte, laquelle est accompagnée par un pantalon tout aussi léger, de couleur blanche, rentré dans des bottines de cuir marron, allant de pair avec l’armure. Les bras de la jeune femme sont nus, et la seule protection présente au niveau de ses poignets et mains sont un tissus rouge les recouvrant partiellement, en accord avec l’écharpe écarlate complétant son haut. A sa ceinture est passée son épée, au côté droit, tandis qu’à sa gauche l’accompagne toujours sa petite sacoche de cuir lui servant de fourre-tout.

    Vous l’avez donc compris, la Fyrin de dix sept ans d’apparence ne fait pas le même effet que celle de quarante huit ans, cette apparence ayant été, de surcroît, celle de sa fille aînée Zanel. Mais l’apparence physique qui compromet le plus la crédibilité de Fyrin n’est pas celle-ci.


    En effet, répond aussi au nom de Fyn’ une jeune fille d’une quinzaine d’années, dont la jeunesse s’illustre à la fois par sa petite taille et à la fois par son visage gardant quelques caractéristiques enfantines. Ne mesurant pas plus d’un mètre cinquante cinq, la jeune fille possède une carrure d’enfant assez maigre, sans pour autant que cela ne s’apparente à de l’anorexie. Le seul domaine dans lequel Fyn’ saurait exceller sous cette apparence serait dans celui de l’agilité et de la rapidité, mais il n’en est rien, puisqu’elle est soumise aux mêmes restrictions physiques que sous les autres formes. Le seul avantage qu’elle peut tirer de cette apparence est celui de la taille, si on peut appeler cela un avantage… sachant que Fyrin n’a pas du tout l’intention de se reconvertir en voleuse ou acrobate, surtout à quarante huit ans.

    Les traits fins de son visage sont pratiquement le seul indice indiquant la féminité de cette apparence, bien que personne n’irait remettre en doute cette dernière. La remarque est plutôt faite dans le sens où la poitrine de la jeune fille n’est quasiment pas développée, et l’appeler ‘planche à pain’, ne serait pas exagéré… Le visage expressif de l’adolescente est illuminé par l’éclat malicieux de ses yeux vert bleu, bien souvent accompagné par un sourire tout aussi espiègle. On pourrait tout aussi bien dire que cette apparence est celle qui fait le mieux ressortir l’espièglerie de Fyn’, qui, bien qu’assez âgée, possède toujours une âme vive. La chevelure courte de l’adolescente est d’une couleur châtain dont les pointes retombent en une frange inégale sur son front.

    Côté vestimentaire… c’est sûrement l’apparence sous laquelle la chose est la plus compliquée – et ce n’est pas entièrement de sa faute. Le haut de la jeune fille est constitué de deux parties, les deux se superposant et ouvertes au niveau du col laissant voir pleinement le ras du cou doré orné d’un grenat, assorti au haut. La partie intérieure de ce dernier est noire, et n’est visible qu’au niveau des manches, la partie supérieure le recouvrant. Cette dernière se présente sous la forme d’une tunique rouge, descendant jusqu’au haut des cuisses de l’adolescente, bordée de noir, de blanc et de jaune. Cette dernière couleur se retrouve au niveau d’un long ruban enserrant le bras droit de la jeune fille, ainsi qu’au niveau des poches de son habit. Le bas de sa tenue n’est constituée uniquement que d’un pantalon serré blanc, entrant dans ses deux bottes aux longueurs et couleurs différentes. La première remonte au niveau du mollet et est d’un noir le plus basique, tandis que la seconde, rouge striée de jaune remonte jusqu’au bas de sa cuisse.

    Autant dire que la deuxième fille de Fyrin ne faisait pas dans la simplicité… Le tout est complété par des mitaines rouges et une paire de lunettes d’aviateur… tout simplement parce que devenir pilote était l’une des ambitions de l’adolescente. Et en ce qui concerne l’épée de Fyrin, cette dernière est simplement accrochée dans le dos de la jeune fille à l’aide d’une simple ficelle.


    La dernière des apparences de Fyrin est masculine, et cette fois, n’a rien à voir avec la famille – et non, dommage, ce n’était pas son mari.

    Une peau plutôt pâle, des petits yeux perçants, une musculature développée et saillante… Une taille assez petite pour un homme – un mètre soixante – et pourtant, une présence aussi mystérieuse qu’imposante - bien que Fyn’ n’ait aucun mal à se faire relativement discrète sous cette apparence – ne pouvant être attribuée qu’à un être particulier. Et en effet, la dernière apparence que Fyrin emprunte n’est pas celle d’un humain très charismatique, mais celle d’un vampire ayant répondu au nom de Zareen. Cela dit, cela ne change en rien les capacités de l’ex-alchimiste, qui ne possède aucun pouvoir vampirique, et ne peut jouir de la force et de la rapidité surhumaine de la race vampirique. Seule la présence possédée par cette apparence peut éventuellement être d’une quelconque utilité pour Fyrin, qui, pourtant, vous la comprendrez, préfère ne pas trop en faire lorsqu’elle est sous les traits d’un des ennemis de l’humanité.

    D’autant plus que la vampire Zareen avait un aspect considéré comme assez particulier dans la population humaine. Ses cheveux aussi pâles que sa peau en parties dressé en pics courts sur son crâne suffisent à eux seuls à retenir l’attention, d’autant plus que l’autre partie de ceux-ci est tressée en nattes fines dont quelques unes descendent un peu plus bas que ses épaules. De fait, le visage de l’homme est dégagé, et son expression malicieuse parfaitement visible, à la fois exprimée par ses petits yeux de la couleur de l’onyx et à la fois par son sourire dont il ne se départit que très rarement. Autre caractéristique plutôt remarquable chez le vampire : la forme de ses oreilles, taillées en pointes aux deux extrémités, détail dont Fyrin ignore l’origine. Mais lorsque la question lui est posée – souvent avec suspicion – elle justifie cette singularité par une expérience d’alchimiste qui aurait mal tourné – ce qui, au passage, n’est pas entièrement faux, mais avec des conséquences légèrement différentes de ce que les gens imaginent.

    L’habit du vampire est aussi simple que celui de la seconde fille de Fyrin est compliqué. Deux teintes se côtoient uniquement dans les vêtements de l’homme, et qui ne sont pas des plus joyeuses : le gris foncé et le blanc cassé. Son habit se constitue d’une tunique sans manches, les avants-bras de l’homme étant couverts par deux morceaux de tissus esseulés, bordés de blanc. La tunique se prolonge un peu plus bas que la taille, et la complète un pantalon court, laissant à nu une partie de ses mollets. Enfin, Fyrin arbore une paire de chaussure simple, toujours dans les mêmes teintes. Son épée quant à elle vient trouver sa place dans son dos, le fourreau étant accroché grâce à une simple ficelle, là aussi.

    Besoin de plus amples explications ? C'est juste après...

    ¦ Histoire

    "Vouloir faire un enfant à son image n’est jamais une bonne chose."

    ¦ Notre mère n’a eu en rien une enfance difficile, pas plus que nous l’avons eue. Fyrin Sheyna, née d’un père et d’une mère humains et on ne peut plus normaux, qui d’ailleurs sont respectivement notre grand-père et notre grand-mère, est donc une femme ordinaire, à l’heure actuelle où nous avons, toutes deux quinze et dix-sept ans. Qui sommes-nous, vous demandez-vous peut-être ? En fait, vous avez peut-être deviné, vu la manière dont nous avons commencé cette narration. Nous sommes les filles de Fyrin Sheyna et de Saraé Ardinan, qui ne se sont pas mariés, et qui portent donc des noms différents. La plus jeune d’entre nous répond au nom d’Eres, et la plus âgé s’est vue accordé le nom de Zanel.

    Notre mère a donc été élevée dans une famille assez aisée, sans pour autant faire partie des plus riches, mais lui permettant de faire des études de sciences, et plus particulièrement des études d’alchimie. Jamais elle n’a eu à avoir recours à des revenus subsidiaires afin de payer les frais exigés par ses différents professeurs, qui étaient tous de plus ou moins bon alchimistes. Notre mère n’a en effet pas suivi un cursus scolaire mais a directement été formée auprès de professionnel, après, bien entendu, avoir appris les bases, en d’autres termes, la lecture, l’écriture, le dénombrement, l’histoire et la géographie. Comme on peut aisément le deviner, la famille Sheyna était une famille d’intellectuels, et non de combattants dévouant leur vie à protéger leurs concitoyens à l’aide de lames, de massues, de haches ou d’autres ustensiles tout aussi efficaces. En vérité, notre grand-père était un médecin, mais un médecin qui ne recourait pas à l’alchimie mais à des moyens plus… rationnels. Notre grand-mère quant à elle était simplement bibliothécaire dans la bibliothèque de la Capitale. Ni l’un ni l’autre avaient de quelconque ambitions vis à vis de leur enfant, au contraire de ce dernier vis à vis de ses propres enfants.

    En effet, notre mère Fyrin s’est avérée être une alchimiste de talent, et en quelques années d’apprentissage, elle recevait bien plus de compliments que de reproches, et en arrivait même à faire ses propres expériences sans l’aide d’un professeur. A dix sept ans, elle vendait déjà quelques unes de ses propres potions mais n’était toutefois pas autonome puisqu’elle ne pouvait aller chercher ses propres matériaux en dehors de la Cité. Cela toutefois changea peu à peu, et au fur et à mesure que le temps passait, notre mère devenait de plus en plus autonome, et, au bout d’un certain temps, elle parvint à se passer de l’aide d’autres alchimistes pour aller chercher elle-même les matériaux dont elle avait besoin pour concocter ses différentes potions. Autant dire que Fyrin n’a pas vraiment connu de malheurs durant son enfance, et qu’elle commençait plutôt bien sa vie. D’ailleurs, ses potions ont toujours autant de succès, et elle traîne toujours son savoir d’alchimiste depuis un bon moment. En fait, notre mère a eu trente huit ans cette année.

    Si vous êtes bon en calcul, vous en déduirez sûrement que la première d’entre nous est venue au monde lorsque Fyrin avait vingt et un ans. Elle a en effet rencontré notre père, Saraé Ardinan, lors de l’une de ses sorties hors de la Cité pour aller chercher quelques uns de ses ingrédients nécessaires à l’élaboration de potions. Tout le monde sait que le monde extérieur n’est en rien sûr, que les monstre créés par Mère rôdent, attendant de se jeter sur le premier imprudent. Jusqu’à un certain jour, notre mère à nous, Fyrin, n’avait rencontré aucun problème, ou s’en était débarrassé grâce à quelques unes de ses potions. Cette fois-ci, elle ne fut pas tout à fait la princesse en danger qui fut secourue par le charmant Saraé, ce fut plutôt l’inverse. Saraé Ardinan était, et est toujours, un garde lambda de la Cité, dévouant sa vie à la protection de ses semblables. Ce jour-là, lui et ses collègues chassaient quelques monstres, et Fyrin leur est tombé dessus, tuant leur proie qui était en passe de devenir leur prédateur. Pourquoi est-ce que ce fut Saraé et pas un autre des gardes, ou le capitaine du détachement ? Allez savoir, on explique pas l’amour. Bref, nous sommes nées de cette union, qui, pourtant, n’a pas été concrétisée par le mariage. En fait, nous n’habitons même pas avec notre père, qui vient de temps en temps nous rendre visite. Peut-être se sont-ils rendus compte que ce qu’il s’est passé ce jour-là n’était pas vraiment un coup de foudre ? Que, finalement, l’amour qu’ils éprouvent l’un pour l’autre n’est pas l’Amour avec un grand A… C’est la meilleure supposition que nous puissions faire.

    En tout cas, nous avons été élevées en majeure partie par notre mère Fyrin, et quelques fois confiées à notre père Saraé ou à nos grands-parents maternels. Nous ne pensons pas que Fyrin soit une mauvaise mère. Elle nous a donné de l’affection, nous a donné une bonne éducation, mais… Elle ne comprend pas, ou refuse de comprendre que nos projets d’avenir sont différents de ceux qu’elle a eus. Sûrement qu’en voyant sa propre réussite, elle s’imagine que le meilleur pour nous serait d’emprunter le même chemin qu’elle. Ce qui est tout à fait naturel, mais pas irréprochable… Comme tout être humain, elle est effrayée par l’inconnu, par les chemins incertains que nous risquons de prendre.

    En ce qui me concerne, moi, Zanel, l’aînée des deux sœurs, je souhaite consacrer ma vie à la défense de la Cité, et par défense, j’entends bien défense armée, tout comme mon père Saraé le fait. Cependant, je ne souhaite pas m’arrêter au stade de simple garde, mais j’aimerais, si cela s’avère être possible, monter dans les échelons de la hiérarchie militaire, non pas par envie de pouvoir. On constate malheureusement que ce sont ceux qui sont situés dans les hautes sphères qui ont le plus de possibilités, et avec cet éventail de possibilités, je désire protéger mes semblables. Enfin, pour le moment, j’ai réussi à commencer un entraînement aux arts de l’épée et de l’arc sans en parler à Fyrin. Il y a un début à tout.

    Quant à moi, Eres, mon projet est tout autre, et étranger à l’alchimie. Ce que je veux faire, c’est voler dans le ciel, à l’aide de notre technologie. En d’autres termes, je veux devenir pilote de vaisseau, afin de pouvoir voir le ciel de plus près, ainsi que d’aider au déplacement de mes semblables. Peu importe la taille du premier navire volant que je piloterai, ce qui est le plus important à mes yeux, c’est cette possibilité de sillonner les cieux, de voler entre les nuages, d’avoir le contrôle d’un engin défiant les lois de la gravité. L’inscription à l’école de vol ne se fait qu’à partir de seize ans, à moins que je trouve un particulier qui veuille bien m’enseigner les rudiments du pilotage. Et c’est ce que j’ai fais, bien qu’une formation plus complète m’attend à l’école spécialisée.

    Nos voies respectives sont partiellement financées par les gains de notre mère Fyrin, mais celle-ci refuse de payer entièrement ce en quoi nous nous engageons tout simplement parce qu’elle se borne à vouloir nous apprendre l’alchimie, et à nous voir réussir dans ce domaine. Seulement, nous ne sommes pas aussi douées qu’elle… En ce moment, il semblerait qu’elle tente de reproduire les effets du sort de résurrection manipulé uniquement par les Invoqueurs les plus puissants. Tiens, il semblerait qu’elle nous appelle au labo, sûrement pour nous expliquer ou nous montrer deux trois trucs, encore une fois, en lesquelles nous ne somme pas du tout intéressées…

    ¦ Un soupir sortit de mes lèvres, alors que ma main droite passait distraitement dans ma chevelure noire de jais. J’échangeai un regard entendu avec ma sœur Eres, alors que Fyrin nous débitait un tas d’explications dont nous n’avions rien à faire. Elle ne nous regardait même pas. Cherchant à tromper son ennui, ma jeune sœur s’approcha de l’un des ateliers de Fyrin, et balaya du coude une fiole posée sur l’une des tables. D’un réflexe rapide, je rattrapai le contenant en verre de ma main droite puis lançai un regard faussement réprobateur à ma sœur, accompagné d’un sourire narquois. Eres esquissa un sourire d’excuse, au moment où Fyrin se retournait pour nous regarder, interrompant ses explications.

    - Qu’est-ce… commença-t-elle.

    Elle n’acheva pas sa phrase. Son regard gris se posa en même temps que le mien sur le contenu de la fiole que j’avais toujours en main. Le liquide transparent prenait une teinte grisâtre, colorée peu à peu par un précipité. La panique naquit dans nos trois regards. Fyrin tendit la main et saisit aveuglément l’un des flacons posés près d’elle et le lança vers nous.

    - Non ! cria-t-elle.

    Elle regardait le flacon lancé comme si elle avait voulu le rattraper. Le reprendre, et en lancer un autre à la place. Sa main s’était inutilement tendue vers nous, vers la fiole, vers le flacon.

    Pour nous, le temps s’est arrêté ce jour-là. Pour repartir, dans un monde totalement différent, sans aucun souvenir de celui-ci.


    ¦ Elle les a tuées, elle a tué nos filles, mes filles. Mais que pouvais-je faire en arrivant sur les lieux de la catastrophe, à un endroit où il ne restait plus que des débris de logis et de laboratoire d’alchimiste ? Que pouvais-je faire devant celle qui a donné naissance à nos enfants, anéantie par son geste, les larmes s’écoulant silencieusement le long de ses joues brûlées par différentes substances dangereuses, la chair de ses mains, de ses bras, de tout son corps entaillée par les éclats de verre qui avait autrefois constitué ses différents récipients ? Que pouvais-je faire, en voyant les corps de Zanel et d’Eres, indemnes, mais inertes ? Que pouvais-je faire ? La passer au fil de mon épée ? Transpercer ce cœur battant qui continuait de faire vivre celle que j’avais aimé comme une sœur ? Dans ses yeux gris ne persistait aucune lueur, sinon celle suppliant les dieux de la punir, la mort de venir la chercher, les cieux de rendre vie à ses filles.

    Les badauds s’étaient rassemblés autour des débris de la maison qui avait autrefois été le toit de nos aventures amoureuses, et contemplaient avec désolation le spectacle qui s’offrait à eux. Des murmures parcouraient l’assemblée silencieuse mais pourtant blasée, ayant bien trop l’habitude d’assister à ce genre de phénomène lorsqu’un alchimiste habitait dans le même quartier qu’eux. Les ‘scientifiques fous’ avaient la fâcheuse habitude de faire exploser un bon nombre de choses sur leur passage. Pourtant, Fyn’ n’était habituellement pas de ceux-là, et c’était pour cette raison que les murmures qui circulaient étaient un mélange d’étonnement, de surprise, de suspicion, et j’en passe.

    Aucun d’entre eux n’osait franchir la limite entre les pavés et la terre parsemée de débris. Même les gardes de service qui avaient accouru suite au vacarme provoqué par l’explosion ne faisaient que contempler le désastre, leurs pensées et expressions comparables à toutes celles des autres gens du peuple.

    Quant à elle, Fyn’, elle était à genoux, ses mains traînant lamentablement derrière elle dans la terre, et ses yeux ternes levés vers le ciel parsemé de quelques nuages blancs. Son habit s’était déchiré en certains endroits et la brise hivernale jouait avec sa tenue encore décente, et ses cheveux cendrés en bataille. Non, je ne pouvais me résoudre à commettre un meurtre, car aucune rage ne m’habitait. Uniquement de la tristesse.

    J’ôtais alors mon manteau d’hiver tout en jouant des coudes pour briser le cercle de spectateur, et m’avançai vers le centre de celui-ci. Déposant le manteau sur les épaules de la mère de mes enfants défunts, je la pris dans mes bras, et l’enserrai dans une étreinte traduisant l’immensité de ma peine. La femme que j’avais aimé, et que j’aimais toujours comme une sœur avait perdu une partie de son âme. Mes enfants étaient morts. Une partie de mon foyer était détruit.

    Je ne puis dire combien de temps notre étreinte perdura. Mais elle cessa lorsqu’une main amicale me tapota gentiment l’épaule, et que celui auquel elle appartenait me désigna d’un regard compatissant les corps inertes de mes filles, que deux de mes collègues venaient d’envelopper délicatement dans un linceul, et qui s’apprêtaient à les emmener, n’attendant plus que moi. Je pris alors dans mes bras Fyrin avec toute la gentillesse dont j’étais capable et l’emmenai avec moi, reconstruire petit à petit son âme brisée.



    ¦ Je lui dois tout. Ou tout du moins, une grande partie de ce ‘tout’. Il m’a aidée, à reconstruire mon âme en peine, à guérir de mes blessures. Car je n’étais pas l’être le plus malheureux au monde, et me comporter comme tel aurait été pitoyable. Je lui suis tant redevable, alors que j’ai commis le crime de tuer ses filles, des filles mortes à cause de ma fierté et de mon arrogance. Oui, j’étais fière d’être l’alchimiste que j’étais, arrogante de croire que mes filles se devaient de suivre le même chemin qui était mien. J’avais fait semblant de ne pas voir Eres regarder avec envie chaque navire volant décollant de la Cité, j’avais fait semblant de ne pas voir la lueur d’envie qui s’allumait dans les yeux de Zanel lorsque celle-ci posait son regard sur un haut gradé de la garde de la Cité. L’armure de cuir de Zanel, les lunettes d’aviateur d’Eres, les réflexes de Zanel, la capacité de calcul d’Eres, tout ça, je n’ai fait que les regarder sans vraiment le voir. Seules mes fioles, mes substances chimiques et mon élixir de résurrection étaient dans ce couloir étroit que ma vision était. Et pourtant, je les aimais, je les aimais comme mes filles. Et je les ai tuées.

    Le jour où j’ai tout avoué à Saraé, je pensais réellement être la plus grand criminelle de la Cité, je pensais vraiment porter tous le malheur du monde sur mes épaules. Le jour où j’ai avoué à Saraé que c’était mon hésitation et ma panique devant la perte de mon élixir de résurrection qui avaient engendré le mauvais choix de potion de secours était le jour pendant lequel je me suis sentie la plus misérable de ma vie.

    Ceci dit, lorsque sa main a frappé durement mon visage, et ce suivi d’une tirade pas comme quoi j’étais la plus criminelle au monde, qu’il me haïssait et tout le blabla auquel je m’attendais, mais comme quoi je serais encore plus une mauvaise mère que de me lamenter sur ce qu’il s’était passé et de rendre ainsi hommage à mes filles, ça m’a un peu… réveillée. Et c’est toujours grâce à ses propos que les crises à venir ont été plus faciles à surmonter que celle-ci. Car j’avais toujours à l’esprit que jamais une seule personne, chanceuse comme je l’avais été, ne pourrait être l’être le plus malheureux de Mephélème.

    Aussi ai-je pris les choses avec philosophie, le soir où, lorsque je me suis regardée dans la glace après avoir eu un léger vertige – et avoir failli m’éclater la tronche sur le parquet – je n’ai pas vu mon visage encadré par ma chevelure blond cendré, mais celui de ma défunte fille aînée, me regardant avec ses yeux gris foncés encadrés par une chevelure noire de jais. J’ai baissé mes yeux sur ma propre tenue et me suis rendue compte que je portais l’armure de cuir et la tunique que ma fille mettait pour aller à l’entraînement…
    Bon, ok, il y eu un instant de panique, ou plutôt double instant de panique si on compte celui où Saraé a failli avoir une crise cardiaque en rentrant – il en aurait presque sauté sur le premier religieux passant et supplié de pratiquer un exorcisme. Mais bon, une fois les choses plus ou moins expliquées, ce fut un peu moins… houleux.
    En fait, on a pas tout à fait une explication sûre et démontrée, mais bon, on fait avec. Il semblerait que les substances présentes dans mon labo le jour du drame aient créé un joli petit mélange dont les conséquences me sont retombées sur la figure, conséquences expérimentées par peu ou pas d’alchimiste puisque seuls les alchimistes de talent ont dans leur labo de quoi faire un élixir de résurrection. Ce petit mélange a aussi eu pour effet de garder intact le corps de mes deux filles inhumées quelques jours après, mais la plus grande partie des effets s’est concentrée sur moi. Leur image est gravée en moi au fer rouge, et ne peut être enlevée. Parce que je les ai tuées. Ce sont les images que j’avais d’elles – Zanel en apprentie soldat et Eres en apprentie pilote – qui sont devenues des alternatives à ma forme physique, et c’est pour cette raison que je ne peux agir sur ces images en changeant d’habits, par exemple. Seule mon arme persiste selon les apparences, ainsi que les limites physiques de mon corps originel.

    Sinon, d’un point de vue plus pratique… Saraé m’a faite changer. Vivre. Je me suis rendue compte que j’avais mal connu cet homme. J’ai abandonné mon arrogance, pour opter pour la sympathie bourrue des gardes de la Cité. Mon parler est devenu plus franc, et je suis devenue une garde comme les autres, en formation cependant. Les armes n’avaient jamais été ma tasse de thé, mais il me fallait bien apprendre. Je ne pouvais plus toucher une fiole d’alchimiste. Je n’en avais ni la foi, ni la force. On peut appeler ça… une reconversion. Ceci dit, n’allons pas non plus croire que j’étais une fine lame, moi qui n’avait jamais touché une épée de ma vie – ni un arc, ni quoi que ce soit d’autre qui ne soit pas fiole d’alchimie d’ailleurs.

    Donc bon, au bout de quatre ans, je savais à peu près dans quel sens tenir une épée, ne pas embrocher mes camarades, ne pas tuer les mauvais – bons en fait, mais mauvais quoi – monstres, ne pas être suicidaire quand les archers se mettaient action – en d’autres termes, ne pas courir sous la nuée de flèches – et, le plus important, survivre. Et, devinez quoi, on m’a même offert une épée. Bon, ce n’était rien de très reluisant, mais meilleur que le bout de ferraille que j’avais dans mes débuts…

    Enfin, ça n’a duré que quatre ans, quatre années passées avec Saraé dans la garde, jusqu’à ce que l’on décide que le destin de garde n’était pas le mien…


    ¦ Nous l’avons retrouvée, elle arborait de multiples blessures et le sang avait à moitié séché sur sa peau meurtrie. Ses larmes de douleur sillonnaient son visage traversé par une plaie sanguinolente au niveau de son nez. Ses habits étaient en lambeau, son épée gisait un peu plus loin sur le sol de la Forêt de Kantz. La lumière du soleil levant éclairait la clairière dans laquelle nous nous sommes précipités sur notre camarade d’armes, qui était à la limite de l’évanouissement. Et lorsque l’un de mes camarades la prit dans ses bras, aidé par un autre garde, un soupir s’est échappé des lèvres entrouvertes, un soupir articulé, duquel je ne crus comprendre qu’un seul mot, incertain : Zareen. Que s’est-il exactement passé ? Je l’ignore. Notre détachement de gardes était en expédition dans la Forêt de Kantz pour chasser une menace bien spécifique, celle d’un vampire. Seulement, il semblait que cette menace était bien trop intelligente, et que nous soyons tombés dans son piège infâme, nous dispersant aux quatre coins de la Forêt.

    C’est après avoir retrouvé mes semblables que je suis tombée sur elle, dans cette clairière. Alors que certains d’entre nous s’occupaient en urgence de la blessée, d’autres furent intrigués par un combustible qui achevait de brûler, non loin de l’endroit où gisait Fyrin. Je me suis rapproché du mélange de feu et de cendres, et je me suis rendu compte avec stupéfaction que ce qui brûlait n’était nul autre qu’une main. A l’annulaire de celle-ci était passée une bague grise, sobre, que j’avais déjà vue quelque part. Après quelques instants de réflexion, une image s’est imposée à mon esprit : celle du vampire que nous chassions. Et à son annulaire était passé un anneau semblable à celui qui brûlait dans le reste de flammes consumant le membre qui ne devait pas être si humain que cela.

    D’évidence, Fyrin Sheyna a rencontré le vampire que nous chassions après que nous ayons tous été séparés, et il est probablement l’auteur de toutes ces lésions qu’elle arbore, et qui l’empêcheront sûrement de se rétablir complètement. En d’autres termes, Fyrin sera sûrement incapable de reprendre sa place dans la garde, incapable même de combattre normalement, selon le verdict des premiers médecins qui se sont attardés sur son cas. Les séquelles qu’elle gardera de cet incident seront conséquentes, et son avenir s’en retrouve incertain. Mais pour en revenir sur les évènements, il se trouve que, après enquête, le vampire qui était la cible de notre chasse et qui a mis Fyrin Sheyna dans cet état ait été exterminé.

    Et aussi invraisemblable que cela puisse paraître, il aurait été tué par Fyrin. Quelques-uns d’entre nous connaissent le mal dont souffre Fyrin, celui qui a été provoqué par son incident lors de sa carrière d’alchimiste. Après quelques discussions avec la concernée et avec Saraé Ardinan, nous en sommes parvenus à la conclusion que le polymorphisme de Fyrin provient du fait qu’elle ait tué ses deux filles, et non uniquement du fait que leur image ait marqué l’esprit de la jeune femme. Mais n’étant pas sûrs de cette hypothèse, nous avons préféré ne pas en tenir compte. Mais elle s’est avéré vraie puisque, pas plus tard qu’hier, nous sommes tombés sur le double du vampire que nous chassions dans la chambre de Fyrin. On ne peut donc qu’en conclure qu’elle l’a bel et bien tué, puisqu’il n’y avait toujours qu’une seule personne dans cette chambre. Le bouleversement de Fyrin ne fait que conforter notre hypothèse, bien que nous soyons incapables de la vérifier, la jeune femme ayant sombré dans le coma.

    Rapport n°273, fin.



    ¦ Pendant une année, ce fut le noir le plus total. Pendant une année, j’étais inconsciente, confiée aux bons soins de quelques médecins de la Cité, grâce à certains de mes supérieurs. Pendant une année, quelques uns de mes anciens camarades sont venus à mon chevet, caressant le mince espoir de me retrouver consciente. Mais ceux-là étaient peu nombreux. La plupart se sont comportés comme si Fyrin ou Zareen n’avaient jamais existé. Car à leurs yeux, j’étais, et je le suis toujours, un monstre, une aberration. Ils n’ont apparemment pas apprécié que je puisse apparaître sous leurs yeux sous la forme d’un ennemi de l’humanité, pas plus qu’ils n’ont apprécié qu’un jour, le corbeau de celui qu’ils avaient chassé se soit posé à la fenêtre de ma chambre et ait refusé de me quitter des yeux. Certains disent que j’ai été maudite par Zareen.

    Peut-être qu’ils n’avaient pas tort. Peut-être que ce qu’il s’est passé ce jour-là m’a dépourvue d’une parcelle de mon humanité, puis me l’a rendue brusquement, sans prévenir. Peut-être, non, sûrement que Zareen a été l’instrument du destin, un destin qui ne voulait pas que la route de défenseur conventionnel de la Cité soit mienne. Je n’en sais rien, et si vous voulez tout savoir, je ne veux rien savoir de tout ceci. Ce qui a été fait est fait, et il n’y a aucun moyen de le changer. Seuls persistent des regrets à surmonter, une culpabilité à enfouir si l’on veut continuer. Car je ne porte pas le malheur du monde sur mes épaules, d’autres ont connu pire.

    Saraé, par exemple. Saraé, qui n’a cessé de se tenir à mon côté, de venir me visiter régulièrement pendant six mois, Saraé dont l’existence avait été rendue si compliquée par la mienne. Saraé, qui, au bout de six mois de visite, au bout de six mois en plus de service pour la Cité et les humains, a trouvé la mort, comme nombre de gardes défendant l’humanité. Saraé, qui, comme Eres, Zanel ou Zareen a quitté ce monde, ne laissant derrière lui qu’une Fyrin rouillée, incapable de servir à quoi que ce soit. Zareen m’a brisée, et c’est irréversible.

    Lorsque je me suis réveillée, enfin, au bout d’une année d’obscurité, j’ai senti que mon corps ne pourrait plus supporter les péripéties des membres de la garde de la Cité. J’ai senti que mon corps ne pouvait plus combattre. Et j’ai senti que mon corps était toujours sous l’emprise de cette malédiction que je me suis moi-même infligée en tuant mes filles il y a dix ans de cela. Alors j’ai prié. Oui, j’ai prié, sas verser une larme lorsque l’on m’a appris la mort de Saraé, car mes larmes, je les ai déjà versées tant de fois. Peut-être suis-je insensible ? J’en sais rien, et je m’en fiche. Mon regard s’est tourné vers le futur, comme Saraé me l’avait appris. Redevenir garde était hors de question, et reprendre ma carrière d’alchimiste impensable. Je ne souhaitais plus m’approcher de ces potions qui risquaient de compliquer les choses pour moi si leur effet se combinait à celui déjà combiné des autres qui me font porter cette malédiction de polymorphe. On m’a dit que pour reprendre une vie à peu près normale, il me fallait soit avoir un traitement à l’aide de ces potions – ce qui était hors de question – soit avoir en permanence un Invoqueur auprès de moi. Mais je ne pouvais m’accaparer les services rares d’un défenseur de l’humanité.

    Alors, j’ai prié, j’ai rejoins l’un des ordres religieux de Mephélème. Pendant des années, j’ai prié. Puis je suis devenue Invoqueur. Ma lame ne tranche plus. La force physique m’est inaccessible, alors la force magique l’est. Les runes gravées sur le fer de ma lame en témoignent, tout comme elles témoignent du fait que, plus jamais, un être ne mourra par la main propre de Fyrin Z'Sheyna.



    ¦ Armes :
    → Une épée légère de taille moyenne, retapée pour utiliser la magie. Ne tranche plus.
    → Eventuellement une chimère, si elle en possède une un jour.

    ¦ Autre :

    ¦ Le Polymorphisme de Fyn'
    Au cas où ce n'aurait pas été très compréhensible...

    En bref, en résumé, Fyrin est affligée de la capacité de pouvoir changer de forme physique, les alternatives ayant été décrites plus haut. Cette affliction vient de l'incident qui s'est produit dans son laboratoire d'alchimie il y a dix ans, et elle ne la maîtrise en aucun cas. Elle peut très bien changer de forme physique au beau milieu de la rue.
    Les formes physiques sont 'acquises' lorsque Fyrin tue quelqu'un, et sont les images des personnes telles que Fyn' les percevait dans son esprit. Elles sont invariables. Les limites physiques restent celle du corps d'origine de Fyrin, qui porte les séquelles de sa rencontre avec Zareen.

    ¦ La Voie de l'Invoqueur

    Fyrin est devenue - plus ou moins - Invoqueur après cinq années passées dans un ordre religieux de Mephélème. Allez savoir si sa foi est uniquement intéressée ou non... Elle cmmence en tout cas tout juste à se familiariser avec les sorts de magie blanche de base (soient les soins légers) et n'a donc pas encore déterminé son sort de protection d'état ou d'élément (chose qui sera précisée plus tard).
    Elle ne possède aucun Chimère... En fait, en bref, en clair, c'est une novice... de 48 ans.

    ¦ Animal de compagnie : Le corbeau de Zareen. Pas de nom, et ne semble pas en vouloir. Il a décidé de coller aux basques de Fyrin, et elle l'a accepté sans broncher. En fait, elle ne s'en occupe même pas, la bête se nourrit seule, dort elle ne sait où et la suit une partie de la journée.

    ¦ Rang désiré : Invoqueur polymorphe

    ¦ Note : Cette fiche étant particulière, je ne le prendrai pas mal du tout si elle est refusée... La refaire ou la modifier ne me dérange absolument pas.
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MessageSujet: Re: Fyrin Z'Sheyna   Ven 12 Fév - 18:57

    Bonjour,

    Je vais être direct. L'histoire de votre personnage est cohérente et assez intéressante. Cette affaire de polymorphie est acceptable (d'autant plus qu'elle semble presque couler de source et qu'elle n'offre pas d'avantages surhumains). J'ai apprécié voir une histoire qui tombe quelque peu dans le tragique sans finir dans la platitude morne de ces récits pathétiques et niais.

    Enfin, je ne peux que vous féliciter pour cette fiche personnage mais ne suis en mesure de la valider. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous avez oublié quelque chose. Je vous conseille d'aller voir le message s'intitulant "règle" dans "prérequis".



    Sur ce, je vous souhaite un bon anniversaire et la bienvenue.



    Cordialement,


    Vincent valentine.

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MessageSujet: Re: Fyrin Z'Sheyna   Ven 12 Fév - 23:47

¦ Bonsoir !

Merci pour l'accueil et la presque validation =) En fait, il semblerait que j'ai 'omis' cet élément pour des raisons que j'aurais bien aimé expliquer dans un MP achevant de remplir les conditions requises mais... je me heurte à un petit problème technique :

Citation :
Votre nombre de messages dans le forum ne vous permet pas d'envoyer des messages privés.

Ce qui est un léger inconvénient... ^^' Ceci dit, je présente tout de même mes excuses pour mon omission...
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MessageSujet: Re: Fyrin Z'Sheyna   Sam 13 Fév - 13:05

    Il arrive à tout le monde d'omettre certaines choses (moi le premier étant donné que j'ai oublié de rectifier cette histoire de messagerie privée).


    Enfin vous pouvez dès à présent envoyer des messages privés.

    [EDIT : Fiche validée]

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MessageSujet: Re: Fyrin Z'Sheyna   

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Fyrin Z'Sheyna

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